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Voici une présentation de l'histoire du jazz, et notamment des différents style de jazz, permettant de se retrouver parmis les nombreux courants qui se sont developpé pratiquement à chaque générations, nous tenterons de les illustrer du mieux possible, musicalement ou en vidéo. Cette partie devra s'enrichir au fur et à mesure des différents apports notamment vidéo debusqué sur la toile. -------------------------------------
Le jazz et la musique européenneDu côté des sources grondantes1895-1917 La Nouvelle-Orléans héroïque
1918-24 Les Louisianais en voyage1925-29 Chicago et New York Conquis1930-34 Les musiciens traverseNT la crise1935-40 L'amérique à l'heure du swing1941-44 L'interlude de la seconde guerre mondial
1945-48 La révolution des boppers1948-53 Un moment de sérénité1954-59 Harlem orgeuilleux se réveille1960-66 Quelques examens de conscience
1967-73 New thing, jazz-rock et rythm and blues1974-70 Expansion, retractations1980-89 Le temps des recommancements
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Le jazz et la musique européenneUn aspect intéressant de la musique jazz est que, dès ses origines, elle reprend l'instrumentation de la musique européenne, et au-delà. Du côté des sources grondantesLe jazz est le produit de la rencontre créative de la tradition européenne et africaine. Cela commence en 1619 avec les premières victimes de la traite, le brassage des ethnies et l'importation des différents instruments. Les noirs sont initiés aux chorals protestants, et de nouveaux chants religieux apparaissent, inspirés de mélodie et chant traditionnel africain. De même les classiques que sont "When the saints go marching in ", "Jordan", "Nobody knows the trouble i've seen" apparaissent d'abord sous forme de preaching, ou interprétés par des marching bands de la nouvelle Orléans. Le spiritual, comme fécondation de la tradition chrétienne par le comportement africain, se laisse transformer par le chant profane, et le spiritual de 16 mesures exprimé en choeur à l'origine, trouve son équivalent dans les douze mesures chantées par un seul homme, le blues est né. Ce nouveau style à la fois emprunt du spiritual et du work song prend son essor fin 19ème et est exploité par le blanc dans les minstrels qui porteront à leur tour leurs influences sur les orchestre noirs.C'est aussi Le ragtime, secousses que le pianiste exprime, sur le clavier, par le systeme d'une basse sur le temps fort, d'un accord sur le temps faible, origine du piano stride, avec notamment les "Maple Leaf" et "Speak away" aura ses heures de gloire avec notamment Scott Joplin, mais ce courant perdra tout rayonnement au début du 20ème; il aura cependant aura fourni un premier répertoire jazzique. "When the saints go marching in " par Louis Armstrong
"Nobody knows the trouble i've seen" par Louis Armstrong
"Maple Leaf" par Scott Joplin 1895-1917 La Nouvelle-Orléans héroïqueCarrefour des cultures, c'est bien à la nouvelle Orléans que les styles marches militaire, bel canto d'opéra, chanson espagnol, contredanse française, se sont brassées, que les noirs mêlaient aux spirituals et ragtimes. Un musicien emblématique des années héroïques de la nouvelle Orléans est sans conteste celui que l'on appelait "le roy", le cornettiste Buddy Bolden. Mais le jazz reste avant tout le fruit d'une création collective, et de nombreux noms et formations contribuèrent à l'alimenter et la transformer. Chaque population avaient ses titres et ses manières de traiter les thèmes, qui peuvent même porter différents noms lorsqu'ils sont traités par des blancs ou par des noirs. Si le berceau du jazz se situe effectivement dans la région néo orléanaise, le role joué par New Yorkest déjà non négligeable, les migrants apportant dans le nord les habitudes contractées dans le midi. C'est la société Victor qui gravera les plus célèbres orchestres constitués dans les villes du nord, New York, Chicago.Mais bien que les orchestres tentèrent leurs chances dans tous le pays et jusqu'en Europe, l'attrait de la nouvelle Orléans restera toujours vif pour tous ces orchestres qui s'y développèrent. Buddy Bolden, raconté par Wynton Marsalis
1918-24 Les Louisianais en voyageEn 1917 l'Amérique est en plaine expansion et le jazz qui grandit alors s'est évidemment installé à Chicago et New York et de part de la guerre s'exporte en Europe. Les soirées des grandes villes américaines sont animées et la loi prohibant la vente d'alcool leur donne le goût de l'interdit. 1923 est une date clef dans l'histoire du jazz, c'est l'année de l'enregistrement de deux orchestres emblématiques, voire classique, ceux de Jerry Roll Morton et King Oliver. Dans les années qui suivent, les deux grands solistes sont King Oliver et Louis Armstrong, ce dernier créer son propre groupe, le Hot Five, avec Sidney Bechet. Au début des années 20, les grandes villes du nord vont incliner le jazz vers une direction toute nouvelle, celle des harmonisations pour grands orchestres, ceux de Whiteman et Fletcher Henderson en particulier rivalise et grave tour à tour ces nouvelles directions. 1925-29 Chicago et New York ConquisLes Etats-unis sortent de la guerre enrichie, 1925 sont les années prospères, et les cabaretiers font fortune. La prohibition de l'alcool continue à rendre plus suave les plaisirs interdits. Armstrong forme son premier Hot Five et les solos sont de plus en plus nombreux, le style New Orleans se tourne de plus en plus vers la mélodie accompagnée. Puis un second Hot Five en 1928 dans lequel le célèbre soliste se réalise. L’orchestre de Jerry Roll Morton grave également ses propres compositions. Il y a encore le phénomène Bix Beiderbecke, qui fut avec Armstrong un des prince de la musique des années 20, proposant une musique d'une mélancolie infinie. A Chicago se développe le courant d'un jazz austère, opposé au style New Orléans, mené par Franck Teschemacher , mais disparaît aussitôt. Le blues est lui aussi revisité au piano façon boogie woogie, caractérisé par un accompagnement harcelant à la main gauche, ce style connaît plusieurs époques de successives disparitions et renaissances, et notamment jusqu'à l'époque du rock and roll. Fin des années 30 les petits ensembles sont florissants et le soliste prend une part toujours plus importante, mais les grands orchestres ne s'en laissent pas conter et marque de nettes innovations. Fletcher Henderson inaugure des associations de saxophones, Duke Ellington imite d'abord puis trouve son propre processus orchestral qui évite les décorations harmoniques téléphonées d'alors. 1930-34 Les musiciens traverseNT la criseAu lendemain de la crise de 29, tous les petits groupes et même les grands orchestres qui ont connu les folles nuits de l'opulence se retrouvent sans travail et les formations disparaissent les unes après les autres : Armstrong, Beiderbecke, Jerry Roll, Duke Ellington ou Bessie Smith ne retourne plus en studio. Le grand orchestre à spectacle l'emporte alors sur l'invention musicale. A New York, les formations de Don Redman, Cab Calloway l'emporte sur celles d'Ellington, ou encore Bennie Carter. Un trompettiste d'un style nouveau se démarque de la référence Armstrong : Henry Allen; on peut l'applaudir chez Henderson, ou avec Hawkins. Hawkins, lui, développe un langage dramatique qui fera école auprès de nombre de saxophonistes altistes. Il imprime de nombreuses directions musicales au travers de l'enregistrement de standards qui influenceront nombre d'innovations futures, dont le be-bop. Dans un style contrastant, Art Tatum s'impose au piano stride, et étonne même les maîtres du genre. De son côté Fats Waller, plus encré dans un dérivé du ragtime, en est un démonstrateur de l'époque, mais ce style perd de sa faveur fin des années 30. Le « Fats Waller and his Rythm » évoluera jusqu'à sa mort, caractérisé par un répertoire ironique et tendre. Le blues marque un certain recul pendant les années de crise, et les trois personnages de l'époque, Hawkins Tatum et Waller interprète d'abord des mélodies de Broadway, et propose leurs propres compositions. Louis Armstrong est conduit pendant une période jusqu'à une musique de performance et la fatigue accumulée le contraint au repos. Les orchestres de l'époque ne sont pas brillants, mais ceux de Redman et Henderson élèveront quand même le débat, et celui d'Ellington le magnifiera. " Night In Harlem" ou "Echos Of The Jungle " s'oppose à "Mood Indigo" ou "Solitude", mais Ellington pose là les normes d'un style orchestral sans pareil. En dépit des difficultés à jouer une musique plus libre, des vocations s'éveillent tant au niveau du jazz que du blues. Les musiciens ont aussi découvert l'Europe et font découvrir leur art, ainsi naît le Hot Club de France en 1932, et les Django Reinhart et Stéphane Grappelli invente leur propre climat sur fond d'une orchestration à corde 1935-40 L'amérique à l'heure du swing1941-44 L'interlude de la seconde guerre mondiale
1945-48 La révolution des boppers1948-53 Un moment de sérénit1954-59 Harlem orgeuilleux se réveille1960-66 Quelques examens de conscience
1967-73 New thing, jazz-rock et rythm and blues1974-70 Expansion, retractations1980-89 Le temps des recommancements
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